Le budget belge de 2004 est une nouvelle fois en équilibre
Le budget de la Belgique a une nouvelle fois été clôturé en équilibre en 2004, alors que le déficit budgétaire des autres Etats membres participant à la zone euro frôlait les 3 % en moyenne, a indiqué ce jeudi 6 janvier Didier REYNDERS, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances.
« Notre budget est en équilibre pour la cinquième fois consécutive, ce qui fait de la Belgique une exception au sein de la zone euro…ainsi, seule la Finlande a fait mieux en 2004 tandis que 8 pays n'ont pas atteint leurs objectifs », ont expliqué lors d’une conférence de presse conjointe Didier REYNDERS et Johan VANDE LANOTTE.
Dans le même temps, la dette publique a continué à régresser pour se fixer, en 2004, à 95,9 pc du PIB, ont poursuivi les ministres.
« En 1993, l'écart entre la dette publique en Belgique (136,7 pc du Produit Intérieur Brut (PIB)) et la dette moyenne des autres pays était de 69 pc. En 2004, cette différence n'est plus que de 24,8 pc », a précisé Didier REYNDERS. « L'important, en matière de dette, c'est sa trajectoire », a-t-il ajouté.
Cette tendance à la baisse devrait par ailleurs se poursuivre en 2005 même si elle pourrait ralentir à la suite, notamment, de la reprise par l'Etat de la dette de la SNCB. De son côté, la croissance a atteint 2,7 pc, contre une moyenne de 2,1 pc pour la zone euro, ont encore rappelé les ministres. Cette croissance a surtout été soutenue par la consommation privée et la reprise des investissements. Ces prestations de croissance se sont traduites par des recettes fiscales supérieures à celles qui étaient attendues (+ 686,6 millions d'euros par rapport aux objectifs budgétaires). Et pour 2005, la base de ces recettes est supérieure de 836,6 millions d'euros par rapport au chiffre repris dans le budget 2005, ont encore souligné les ministres.
Selon ces derniers, l'équilibre budgétaire 2004 a également « un caractère plus structurel qu'initialement prévu ». Le solde structurel du budget s'est affiché à -0,1 et l'équilibre est attendu pour 2005.
Parallèlement, les dépenses primaires de l'Etat se sont élevées, en 2004, à 28,96 milliards d'euros, ce qui représente un recul de 6,9 pc par rapport à l'année précédente. Les dépenses totales en matière de sécurité sociale, elles, ont progressé de 5,5 pc tandis que la pression fiscale sur l'emploi a diminué de 0,5 pc (soit 1,25 milliard d'euros), ont expliqué les ministres REYNDERS et VANDE LANOTTE avant de faire le point sur la Déclaration Libératoire Unique (DLU).
A ce sujet, quelque 11.700 nouveaux dossiers ont été introduits en décembre, contre 4.746 dossiers pour les 11 premiers mois de 2004, selon des estimations " prudentes ".
« Les 300 millions d'euros de recettes devraient pouvoir être dépassés lorsque les chiffres définitifs seront présentés », a conclu Didier REYNDERS.