Didier Reynders est l’un des quatre Vice-Premiers Ministres du gouvenement. Il assume cette haute fonction en plus du portefeuille des Finances, de celui des Réformes institutionnelles et de la charge de la Régie des Bâtiments depuis le 18 juillet 2004. Les Vice-Premiers Ministres jouent en quelque sorte un rôle de trait d’union entre le gouvernement et les partis politiques de la majorité.
La fonction de Vice-Premier Ministre n’est pas stipulée dans la Constitution. Elle s’est surtout imposée par la force de l’habitude. Ce n’est qu’en 1961 que le titulaire de cette fonction fut appelé « Vice-Premier. »
Dans la pratique, chaque parti politique de la coalition gouvernementale a un Vice-Premier. Les Vice-Premiers Ministres jouent le rôle d’intermédiaire entre leur parti et le gouvernement. Au sein du gouvernement, ils sont les garants de leur parti. Vis-à-vis de leur parti, ils défendent le point de vue du gouvernement. Cela facilite les discussions au sein du gouvernement et les partenaires peuvent aboutir à des compromis.
Comme c’est le cas de Didier Reynders aux Finances, les Vice-Premiers Ministres sont généralement en charge d’un ministère déterminé, le plus souvent important.
D’un point de vue protocolaire, il est de tradition que les Vice-Premiers Ministres soient classés selon le poids de leur parti politique au sein de la coalition gouvernementale, le premier Vice-Premier Ministre étant toujours de l'autre rôle linguistique que celui du Premier Ministre.
Ministre des Finances
Didier Reynders est donc Ministre des Finances, et ce depuis 1999.
Comme tout Ministre, Didier Reynders se retrouve donc la tête d’un ou de plusieurs services publics fédéraux. Il dirige les fonctionnaires et est responsable devant la Chambre de la politique pour laquelle il est compétent. La répartition des pouvoirs diffère de gouvernement à gouvernement.
Mais les activités de Didier Reynders le conduisent aussi à avoir de très nombreux contacts avec des homologues étrangers, que ce soit en Belgique ou ailleurs.
Le Ministre des Finances est aussi appelé à effectuer de nombreux déplacements à l’étranger, notamment dans le cadre de l’Union européenne dont Didier Reynders a présidé le Conseil des Ministres et également l’Eurogroupe réunissant les Ministres des Finances de la zone euro.
Il a également participé aux réunions du G7 (les pays les plus industrialisés du monde) et du G10 (les principaux Etats créanciers).
Il assiste aussi régulièrement aux réunions de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire International et d’autres grandes institutions financières ou conférences internationales.
Didier Reynders se déplace également à l’étranger pour signer des traités bilatéraux avec d’autres Etats, pour promouvoir le commerce et les investissements en Belgique, comme il le fit récemment dans le cadre de la campagne sur les intérêts notionnels offrant aux investisseurs des conditions fiscales particulièrement favorables.
Il s’est aussi, par exemple, rendu en République Démocratique du Congo en juin 2006 dans le cadre de l’annulation de la dette congolaise vis-à-vis de la Belgique.