La mission belge séjournant qui vient de rentrer des Etats-Unis pour une mission visant à attirer davantage d’investissements américains en Belgique y convaincre les Américains d’investir davantage en Belgique en proposant aux entreprises le taux d’imposition le plus bas de l’Union européenne — 26 % - grâce aux intérêts notionnels introduits par le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances Didier Reynders a engrangé plusieurs succès :
Quatre grandes sociétés américaines au moins ont l’intention d’investir plus chez nous et une cinquième est intéressée par le développement des biocarburants.
Didier Reynders accompagnait le Premier Ministre Guy Verhofstadt, le Ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht et le Secrétaire d'Etat à la simplification administrative, Vincent Van Quickenborne pour cette mission de cinq jours au cours de laquelle ils ont visité Washington, New York et Chicago.
La délégation belge a notamment été reçue par le Président George W. Bush à la Maison Blanche et s’est entretenue avec des hommes d’affaires, des chefs d’entreprises et de grands acteurs de la scène boursière américaine.
Didier Reynders a ainsi été en mesure d’annoncer que l’entreprise pharmaceutique Johnson & Johnson entend consentir de nouveaux investissements de l'ordre de 100 millions d'euros dans notre pays en 2006.
Déjà largement présente en Belgique, la multinationale américaine y a investi quelque 150 millions d'euros en 2005 en infrastructures et 1 milliard d'euros dans la recherche et le développement. Elle emploie actuellement environ 5.000 personnes dans notre pays.
Johnson & Johnson a expliqué dans un communiqué que les nouvelles mesures fiscales - recherche et développement, le mécanisme des intérêts notionnels et le système de ruling - ont été déterminantes dans sa volonté de réaliser de nouveaux investissements en Belgique cette année.
La Bank of New-York a, de son côté annoncé son intention de transformer sa succursale à Bruxelles en une véritable filiale, un nouveau statut qui lui permettra de développer de nouvelles activités et qui entraînera la création d’une centaine d’emplois nouveaux. Si cela devait entraîner une taxation accrue, celle-ci sera compensée par le système des intérêts notionnels qui a particulièrement intéressé l'institution financière.
La Bank of New-York a également demandé un système de ruling.
EMC, également déjà présente en Belgique, à Malines, et spécialisée dans la gestion informatique, a comme objectif la création d'un consortium, avec Alcatel, l'IBBT, institut flamand de recherche, et Ubizen, en vue de développer de nouvelles méthodes de stockage de données. Ici aussi les déductions fiscales ont convaincu EMC.
La multinationale Cargill a dit tout son intérêt pour l’appel d’offres que va lancer le gouvernement fédéral pour la construction dans notre pays d'une ou deux unités de production de biocarburants, à Feluy et à Gand, pour un investissement total de 75 millions de dollars.
Enfin, Tupperware Brands Corporation a confirmé à Chicago de nouveaux investissements à Alost pour un montant de 20 millions de dollars afin d’y développer un centre d'excellence pour la production des moules pour de nouveaux récipients.
Pour la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), les nouvelles mesures de déduction des intérêts notionnels introduites par Didier Reynders ont déjà eu pour effet que la Belgique apparaisse à nouveau dans la "short-list" des pays pris en considération par les investisseurs belges et étrangers. La FEB considère que cette réforme fiscale était d'autant plus nécessaire que la Belgique doit faire face à la disparition progressive des centres de coordination entre 2006 et 2010.
A leur retour des Etats-Unis, le Premier ministre et le Ministre des Finances ne comptent pas en rester là. Didier Reynders a évoqué lundi des tournées d’information non seulement auprès des entreprises belges, mais aussi d'autres missions dans les pays émergents et en Europe de l'est.