Didier Reynders et Guy Verhofstadt ont bouclé lundi soir au Metropolis d’Anvers leur tournée nationale d’information sur les intérêts notionnels, une initiative dont la paternité revient au Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances et qui permet aux entreprises de bénéficier d’une forme d’exonération fiscale lorsqu’elles opèrent des investissements sous des conditions spécifiques.
Succès de foule aussi à Anvers comme lors des étapes précédentes à Braine l’Alleu, Liège, Charleroi, Courtrai, Gand, Louvain, Namur, Hasselt et Marche-en-Famenne.
Une tournée dont le slogan était : «INVEST IN BELGIUM Increase your profits» (Investissez en Belgique, augmentez vos bénéfices).
Les intérêts notionnels offrent des avantages appréciables aux entreprises puisqu’ils lui permettent de payer moins d’impôts en échange d’investissements effectués dans des conditions spécifiques.
Après avoir présenté le concept en novembre et décembre de l’année dernière en Asie et aux Etats-Unis aux investisseurs étrangers qui avaient répondu positivement aux avantages proposés par ce système, Didier Reynders effectuait depuis quelques semaines, le plus souvent en compagnie du Premier Ministre, Guy Verhofstadt, une tournée de présentation dans les grandes villes du pays.
Rappelons que Didier Reynders avait fait voter en 2005 la mesure des intérêts notionnels qui permettent aux sociétés et entreprises d’obtenir, dès l’exercice d’imposition 2007 et sur les revenus de l’année précédente, une déduction d'impôt sans qu'aucune dépense réelle n'ait eu lieu.
C’est en fait d’une exonération fiscale fictive calculée sur la base des fonds propres, soit le total des fonds diminué du montant des dettes) d’une société.
Le succès du concept s’explique par le fait qu’il revient à proposer aux sociétés le taux d’imposition le plus bas de toute l’Union européenne.
« On ne trouve pas mieux dans l’Union européenne comme incitant ! Cette mesure particulière ramène le taux de l’impôt des sociétés qui est de 33,99% à un taux effectif d’environ 26%. Cela confère à la Belgique une position très concurrentielle au sein de l’Union Européenne puisqu’il s’agit du taux le plus bas pratiqué par un Etat membre de l’UE, » a expliqué Didier Reynders tout au long de la tournée.
Depuis son adoption, la mesure est devenue encore plus attirante puisque la législation belge ne comporte plus l’obligation de maintenir pendant 3 ans au sein de l’entreprise l’économie fiscale ainsi réalisée.
A Anvers la présentation technique a été faite par Luc Cassiman, Directeur de la cellule fiscale au cabinet des Finances et spécialiste des intérêts notionnels, et aussi avec la participation de Rudi Thomaes, administrateur délégué de la VBO (Verbond van Belgische Ondernemingen, l’équivalent flamand de la FEB,) Karel Van Eetvelt, administrateur délégué de l’UNIZO (Unie van Zelfstandige Ondernemers — Union flamande des Entrepeneurs Indépendants), et Philippe Muyters, administrateur de la VOKA (Vlaams Economisch Verbond — Fédération Economique Flamande).