Depuis ce mercredi, les contribuables peuvent remplir leur feuille d’impôts électroniquement via Internet en utilisant le système Tax-on-web mis au point par le Service Publique Fédéral Finances, a annoncé Didier Reynders le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances.
Didier Reynders, accompagné de Hervé Jamar, le Secrétaire d’Etat à la Modernisation des Finances, a indiqué que le système avait été testé ces dernières semaines par plus de 1.500 agents de la fonction publique qui ont utilisé Tax-on-web pour rentrer leurs déclarations fiscales.
Le Système Tax-on-web est particulièrement confortable puisque accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le contribuable peut y accéder de n'importe quel poste connecté (maison, travail, espace public numérique...). Il peut également compléter la déclaration à son rythme, en sauvegardant les versions intermédiaires. Autre avantage : le contribuable peut recevoir une assistance pour compléter la déclaration; le système lui signale d'ailleurs les incohérences dans son déclaration.
Le service Tax-on-web permet de calculer le montant de l'impôt. Il est aussi possible d'obtenir un accusé de réception sous forme d'une copie de la déclaration qui a été introduite.
Les pièces justificatives ne doivent plus être transmises mais soigneusement conservées.
Tax-on-web est aussi fiable que la déclaration ordinaire sur papier. La déclaration électronique est tout à fait valable juridiquement.
La déclaration d'impôts pour les particuliers doit être rentrée le 19 juillet au plus tard.
Didier Reynders a profité de cette conférence de presse pour annoncer de nouvelles mesures fiscales qui déboucheront sur de nouvelles diminutions d’impôts, comme l’entrée en vigueur pour l’année fiscale 2005 du nouveau régime de déduction des emprunts hypothécaires.
Le Ministre des Finances a également annoncé le relèvement de la déduction fiscale pour les dépenses visant à réduire la consommation d'énergie et pour l'épargne-pension. Il a rappelé que la déduction des frais de garde d'enfants est étendue jusqu'à l'âge de 12 ans, tandis que l'achat d'une voiture "propre" bénéfice elle aussi d'un allègement d'impôts.
Didier Reynders s’est aussi réjoui des bons résultats de la réforme fiscale initiée en 2001.
« Elle est arrivée à présent en rythme de croisière, réduit considérablement le poids des impôts payés sur les revenus du travail et permet ainsi d'augmenter le pouvoir d'achat des ménages, » a expliqué le grand argentier.
« Comme le soulignent plusieurs institutions internationales d'études, ces résultats encourageants démontrent qu'une réduction des taux d'imposition sur les revenus du travail n'a pas pour effet de vider les caisses de l'Etat mais bien de soutenir la consommation, » a-t-il ajouté.
Fort de ces constats, Didier Reynders proposera dans les prochaines semaines des mesures concrètes pour aller plus loin encore en matière de réduction d'impôt sur les revenus du travail.
Les recettes fiscales du mois d'avril se soldent par un recul de 95,5 mio d'euros (-0,9 pc) par rapport à la même période en 2005.
Cette baisse de la pression fiscale est le résultat d'une forte augmentation de plus de 410 mio d'euros des remboursements d'IPP aux contribuables. C'est une des conséquences directes de la réforme fiscale initiée en 2001.
Ainsi, la réforme fiscale permet d'améliorer sensiblement le pouvoir d'achat des ménages, ce qui se confirme par la hausse des dépenses de consommation en biens et services mais aussi en matière d'immobilier. En effet, pour le mois d'avril, les recettes de TVA progressent de +7,5 pc (+192,3 mio d'euros) et les droits d'enregistrement de +7,7 pc (+18,6 mio d'euros) par rapport au mois d'avril 2005.
Pour les quatre premiers mois de 2006, la progression est de +1.315,7 mio d'euros (+4,8 pc) ce qui s'explique surtout par une augmentation de +949,2 mio d'euros (soit + 8,4 pc) des contributions indirectes et dans une moindre mesure des recettes directes qui augmentent seulement de +366,6 mio d'euros (soit +2,2 pc).