Si vous voyez ceci, vous devez installer le plug-in Flash.
Retour à la page d'accueilVoir les albums photos
 

 

 

Congrès du MR à LLN

lln

L’Aula Magna de Louvain-la-Neuve a connu samedi une assistance record pour le 4ème Congrès du Mouvement Réformateur après ceux de Mons, Namur et Bruxelles : plus de 1000 militantes, militants et mandataires y ont applaudi à tout rompre la proposition de Didier Reynders, le Président du MR, qui a plaidé en faveur de la création d’une « patrie francophone » pour faire face aux dérives nationalistes flamandes qui risquent de s’amplifier après les élections législatives de 2007.

« Les francophones n'auront pas seulement rendez-vous avec les Flamands, mais surtout avec eux-mêmes », a clamé Didier Reynders en soulignant que la faiblesse de la position francophone était due à leur mauvaise organisation, à la déficience d’unité entre les institutions bruxelloises et wallonnes.

Le Président du MR a dès lors confirmé son souhait, exprimé la veille dans le quotidien Le Soir, de mettre en place un Gouvernement francophone incluant tous les Ministres wallons et tous les Ministres francophones bruxellois. Didier Reynders a aussi indiqué qu’il serait plus désirable et plus efficace d’avoir un Parlement francophone commun dans lequel au moins une partie des parlementaires seraient élus sur l’ensemble de la Wallonie et de Bruxelles. Une évolution à laquelle viendrait s’ajouter la possibilité pour les Francophones de la périphérie ainsi qu’aux Belges francophones résidant à l’étranger de participer à cette élection.

lln« Pas un seul Ministre Bruxellois ne siège aujourd’hui au Gouvernement de la Communauté française », a expliqué Didier Reynders, décrivant en substance cette situation comme étant anormale et malsaine.

La salle a réagi avec enthousiasme à cette proposition jugée nécessaire par Didier Reynders en vue des négociations qui interviendront sans aucun doute au lendemain des élections pour le renouvellement de la Chambre et du Sénat en 2007 avec la certitude d’avoir à affronter de nouvelles revendications communautaires avancées par les tenants de la ligne dure des partis flamands.

« La seule manière de calmer les tensions communautaires à venir est de nous montrer fort, de montrer que les Francophones de tout le pays sont capables d’un sursaut, sont capable de réagir en renforçant leur développement économique et c’est aussi la seule manière de trouver une solution réelle à nos faiblesses, il nous faut un projet socio-économique commun au sein duquelBruxelles s’appuiera sur la Wallonie et la Wallonie utilisera Bruxelles comme vitrine comme le font depuis toujours les Flamands. Il faut un budget commun. »

« S'il y a une patrie à donner aux francophones, s'il y a une patrie à leur faire aimer, c'est une patrie francophone que l’on pourrait appeler Belgique francophone ». Une idée que Jean Gol avait exprimé il y a une dizaine d’années et que Didier Reynders souhaiterait voir progresser.

Didier Reynders avait entamé son discours en demandant à chacun d’avoir une pensée pour Antoine Duquesne, victime d’un accident vasculaire cérébral en espérant qu’il puisse s’en remettre le plus rapidement possible. Tout comme il a félicité le Président du FDF, Olivier Maingain, pour sa toute récente réélection et qui avait ouvert la série de discours et de débats dans l’Aula Magna par une nouvelle mise en garde contre la résurgence des exigences communautaires flamandes qui menacent l’unité du pays.

Didier Reynders a bien sûr traité aussi les deux autres grands thèmes de ce Congrès : les mesures à prendre pour favoriser l’esprit d’entreprise et augmenter le pouvoir d’achat et celles qui s’imposent pour préserver la planète bleue pour les générations futures.

« Améliorer la compétitivité ne doit pas se faire nécessairement au détriment du salaire des travailleurs », a répété le Président qui s’est étonné aussi de ceux qui se sont gaussés de sa proposition de mettre en œuvre une nouvelle réforme fiscale dont le but est d’augmenter les bas salaires afin de réduire la disparité entre les allocations sociales et les émoluments proposés aux personnes sans qualifications particulières.

lln

 

 

  Plan du site