Si vous voyez ceci, vous devez installer le plug-in Flash.
Retour à la page d'accueilVoir les albums photos
 
 

 

Bio-carburants : Sabine Laruelle et Didier Reynders présentent la liste des entreprises qui assureront la production.

Sabine Laruelle et Didier Reynders

Les premiers bio-carburants seront disponibles pour les automobilistes dès le mois de novembre prochain, et ceux-ci ne seront pas plus onéreux que les carburants classiques, ont annoncé jeudi lors d’une conférence de presse conjointe Sabine Laruelle, Ministre de l’Agriculture et des Classes moyennes, et Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances.

L’un et l’autre sont bien entendu directement concernés par cette initiative, Sabine Laruelle gérant l’agriculture qui fournira la matière première, et Didier Reynders, concerné par les accises appliquées aux carburants en général. Les deux Ministres ont présenté à cette occasion la liste des entreprises choisies par le gouvernement fédéral pour produire ces carburants «propres.»

« Les agréments pour la production de bio-éthanol ont été décernés aux sociétés Bio Wanze à Wanze, pour une quantité de 750 millions de litres,, Alco Bio Fuel à Gand pour 543,5 millions de litres et Tate & Lyle à Alost pour 192 millions de litres, tandis que pour le bio-diesel, le gouvernement a retenu les entreprises Néochim de Feluy pour 125 millions de litres, Oléon à Ertvelde pour 72 millions de litres, Proviron à Ostende pour 48,32 millions de litres et Flanders Bio Fuel à Gistel pour 40,680 millions de litres, » ont indiqué Sabine Laruelle et Didier Reynders.

« Les bio-carburants ne reviendront pas plus cher à la pompe que les carburants actuels et seront progressivement disponibles à partir de novembre prochain pour le bio-diesel, tandis qu’il faudra attendre la fin 2007 pour le bio-éthanol, » a précisé Didier Reynders.

Sabine Laruelle et Didier Reynders

Sabine Laruelle et Didier Reynders ont rappelé que les appels d’offres qui avaient été lancés concernaient des agréments pour des durées de 6 ans pour des quantités annuelles de 250 millions de litres pour le bioéthanol et de 380 millions de litres pour le biodiesel.

Pour le biodiesel, deux types de quotas avaient été lancés. Un premier quota pour une durée de 11 mois prenant cours le 1er novembre 2006 et se terminant le 30 septembre 2007 concerne une quantité de 286 millions de litres.

Le deuxième quota pour une durée de 5 ans et 1 mois a, quant à lui, été laissé en suspens pour l’instant . Il concerne une quantité de 2.279 millions de litres. La Commission d’agrément qui s’était plainte du peu de temps qui lui avait laissé pour étudier les dossiers devra donc se pencher à nouveau sur ceux-ci et prendra donc des contacts un peu plus pointus avec les dix firmes dont les dossiers ont été jugés acceptables, afin de pouvoir dégager avec plus de certitudes des éléments qui n’avaient pu être appréciés à leur juste valeur, ont expliqué en substance les deux ministres.

« Nous avons donc demandé à cette Commission de nous fournir un nouveau rapport qui devra être débattu lors du Conseil des Ministres du 17 novembre prochain et ce, pour ne pas laisser dans l’incertitude les firmes potentielles qui seront retenues et qui devront être opérationnelles pour le 1er octobre 2007, » ont précisé Sabine Laruelle et Didier Reynders.

Sabine Laruelle et Didier Reynders

Le Ministre des Finances a encore expliqué que la défiscalisation des biocarburants s’inscrit dans un système de neutralité budgétaire dans lequel la partie biologique du mélange sera entièrement exonérée de l’accise. Pour les essences, il s’agira d’un mélange essence-bioéthanol dont la proportion de produit biologique sera de 7 % soit comme produit pur soit sous forme d’ETBE, quantité maximale prévue par la norme européenne relative à ce type de carburant. Pour ce qui concerne le diesel routier, il s’agira d’un mélange diesel-EMAG dont la proportion de biodiesel sera de 3,37 % dans un premier temps pour passer ensuite à 5 % , ce dernier pourcentage étant la quantité maximale prévue par les normes techniques en la matière. L’EMAG est un ester méthylique d’acide gras.

Par son souci de politique volontariste dans ce domaine, la Belgique pourra donc rejoindre le peloton de tête des pays européens qui commercialisent des carburants biologiques.

Sabine Laruelle a encore tenu à rappeler que depuis le 1er avril 2006, notre législation fiscale permet aux petits agriculteurs ainsi qu’aux associations d’agriculteurs de triturer du colza de leur culture afin d’une tirer une huile pure permettant d’être directement commercialisée à destination d’utilisateurs possédant des véhicules adaptés à cet effet.

 

 

  Plan du site