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Des Estivales placées sous le signe de la jeunesse, de l’éthique et de la sécurité

Le nombreux public

A un peu plus d’un mois des élections communales et provinciales, les Estivales du Mouvement Réformateur qui marquent traditionnellement la rentrée politique du MR étaient placées cette année sous le thème de la jeunesse, plus particulièrement les primovotants, celles et ceux qui déposeront pour la première fois leur bulletin de vote dans l’urne. Mais il a aussi été question d’éthique politique et de sécurité.

Accueillis dans la salle «Acacias» du parc du Château d’Enghien par la bourgmestre Florine Pary-Mille, ils étaient un bon millier de mandataires, militantes et militants à être venus participer aux ateliers et débattre des thèmes précités et a écouter le discours du Président, Didier Reynders.

On a ainsi rappelé la publication de la brochure « La Première fois » destinée aux aux primovotants, un document précieux destiné aux jeunes qui voteront pour la première fois le 8 octobre prochain et qui explique qui peut voter, qui est éligible, comment voter, les enjeux des communales et des provinciales.

Mais le MR a aussi pensé à ceux qui exercent déjà un mandat. Didier Reynders a ainsi présenté « Le manuel du mandataire communal et provincial » préparé par l’équipe du Centre Jean Gol sous la houlette de Hervé Hasquin. Cette plaquette reprend les droits et devoirs des mandataires dans l’exercice de leur fonction et, rappelant implicitement les scandales qui ont ébranlé le landerneau politique carolorégien, Didier Reynders, comme l’avait déjà fait quelques minutes plus tôt Olivier Chastel, l’homme qui révéla les «affaires», a insisté sur l’importance de l’éthique en politique.

« Il faut davantage d'éthique dans la gestion et rappeler sans cesse que les mandataires sont au service de la population et pas d'un parti, d'un bourgmestre ou d'un échevin, la politique, c’est être au service du citoyen et non se servir, » a déclaré Didier Reynders. Et puis il y a la sécurité en général qui préoccupe les citoyens, la sécurité qui est « la première des libertés, celle d’aller et venir en paix. »

Avant d’aborder longuement ce thème, Didier Reynders a réitéré que l’autorisation accordée à Mariusz O., présumé coupable de participation dans le meurtre de Joe Van Holsbeeck, était tout bonnement « inacceptable. » « Le MR n’est bien entendu pas contre les programmes de réinsertion, mais avant même tout jugement, il faut d’abord des sanctions et un programme de rééducation, pas un programme récréatif, » a expliqué Didier Reynders.

Le Président du MR a aussi proposé en matière de sécurité routière que les délits graves comme les accidents provoqués par des automobilistes en état d’ébriété ou sous l’influence de stupéfiants devraient être traités par une juridiction d’un niveau plus élevé que les simples tribunaux de police. Toujours en matière de justice, Didier Reynders s’est demandé s’il ne conviendrait pas de porter de 24 à 48 heures le délai de garde à vue et a plaidé pour que les sanctions soient prises plus rapidement en cas de flagrant délit et que l’on généralise l’utilisation des transactions afin d’écourter le temps qui s’écoule entre la constatation du délit et l’imposition de la peine.

Il a aussi été question de pouvoir d’achat, chacun devant constater à la fin de cette année que les impôts ont baissé comme promis, que les allocations de rentrée pour les élèves du primaire et du secondaire sont là pour rester et que l’on envisagerait un système similaire pour les 18 à 25 ans. Après les chèques mazout et les ristournes gaz décidés à l’initiative du MR pour parer au renchérissement du carburant, ce sont encore les Réformateurs, qui, avec Sabine Laruelle, se sont portés au secours des agriculteurs lourdement pénalisés par la canicule suivie de pluies torrentielles.Le MR demande aussi à ses partenaires du fédéral de faire preuve de loyauté afin de mener rapidement à bien la réforme des services d’incendie, constatant qu’il avait malheureusement fallu la catastrophe de Ghislenghien pour mobiliser les esprits.

« Le gouvernement va déposer un projet de loi au parlement, et de grâce que l’on ne revive pas la saga de la réforme des polices où Antoine Duquesne a dû faire face à des critiques permanentes, » a expliqué Didier Reynders.

Evoquer les élections communales, c’est aussi bien sûr songer concrètement aux législatives de 2007.

« Nous n’aurons alors pas seulement rendez-vous avec les Flamands, mais Wallons et Bruxellois auront d’abord rendez-vous avec eux-mêmes, » a rappelé Didier Reynders qui a plaidé une nouvelle fois pour des liens plus étroits entre la Wallonie et Bruxelles.
Car l’irritation des Flamands vis-à-vis du monde francophone belge vient de ce qu’ils ressentent comme de la mauvaise gouvernance, l’absence de sursaut économique, de volonté d’entreprendre.

« C’est ce que j’entends quand je suis en Flandre, où je parle d’ailleurs le flamand, cela contribue à une meilleure’ compréhension, » a indiqué  Didier Reynders. Et à propos d’économie, Didier Reynders s’est quand même demandé ce que devenait le fameux

« Plan Marshall, qui est comme un nouveau Larousse qui contient toutes les définitions mais aucune solution ! »

« Qu'on arrête de tourner comme des derviches, le plan Marshall à la main. Maintenant j'entends qu'on
veut aussi un plan Marshall par commune. Pourquoi pas aussi un plan Marshall par famille. On le mettra dans le cartable de chaque enfant avec un compte épargne et une orange,
» a plaisanté Didier Reynders en faisant allusion aux dernières propositions du cdH.

Un cdH que critique d’ailleurs Didier Reynders, tout comme le CD&V, les uns et les autres ayant tenu des propos insultants.
« Je n’ai jamais supporté l’injure en politique, c’est inacceptable… Les sociaux-chrétiens ont fait de l'injure une de leur spécialité. Après Yves Leterme qui s'en est pris aux capacités intellectuelles des francophones, le vice-président du gouvernement wallon a utilisé une maladie animale pour qualifier un parti politique. C'est évidemment plus facile que d'aider les agriculteurs, » a dit Didier Reynders.

Les applaudissement après le discours final

 

 

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