Didier Reynders reçoit Li Changjiang, Ministre chinois responsable des exportations, des droits de douanes, des certificats de conformité et du contrôle de qualité.
Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, a reçu ce mercredi à l’Hôtel des Finances Li Changjiang, le Ministre chinois responsable des exportations, des droits de douanes, des certificats de conformité et du contrôle de qualité, dont le pays vient d’adopter à Bruxelles avec la Commission européenne, une série d’instruments pour lutter contre la contrefaçon et la contrebande de produits illégaux et dangereux.
Li Changjiang est à la tête d’une importante délégation chinoise venue à Bruxelles dans le cadre d’une visite auprès de la Belgique et des institutions de l’Union européenne pour discuter des problèmes liés aux exportations illégales chinoises vers l’UE, entre autres.
Côté belge, Didier Reynders était en compagnie de Noël Colpin, Directeur général des douanes, pour recevoir la délégation chinoise.
La mise en place d’une coopération douanière entre la Chine et l’UE, et donc avec la Belgique, vise essentiellement à lutter contre la violation des droits de propriétés intellectuelles, 70 % des produits contrefaits saisis - des DVDs et autres, mais également des produits alimentaires et pharmaceutiques, qui menaçent la securité, la santé, voire les vies des citoyens européens, sont des produits chinois.
La Chine et l’Union européenne sont parvenus cette semaine à un accord sur un système pilote visant à sécuriser et faciliter les échanges commerciaux réciproques et aussi signé une feuille de route pour garantir la sécurité des jouets chinois importés en Europe qui sont à l’origine de nombreux accidents (près de la moitié).
La Chine et l’UE ont également signé un accord en vue de lutter contre le commerce de produits alimentaires illégaux, qui repose sur un meilleur échange des informations et une coordination renforcée. Les exportations illégales de produits alimentaires depuis la Chine échappent à tout contrôle officiel et peuvent donc constituer un risque pour la santé des animaux ou des humains, car ils ne font l'objet d'aucun contrôle de santé et de qualité.
La délégation chinoise a, au cours de son séjour à Bruxelles promis de réétudier le dossier des exportations de viande porcine belge vers la Chine, qui ont été bloquées par Pékin lors de l’apparition de la mini-crise de la dioxine en février 2006. Malgré que tout soit rapidement rentré dans l’ordre, Pékin n’a toujours pas levé son embargo.