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Fortis : C’était une décision collective du Gouvernement pour protéger les clients, les épargnants et l’emploi

« Le Gouvernement prend acte des votes intervenus mercredi à l’Assemblée générale…mais notre volonté a toujours été et reste la protection des épargnants, des clients et la préservation d’un maximum d’emplois. »

C’est en ces termes que Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, a accueilli, en substance, l’annonce du rejet par les actionnaires de Fortis, réunis en assemblée générale ce mercredi à Bruxelles, de la cession des actifs de Fortis Bank Nederland à l'Etat néerlandais et de la nationalisation des activités bancaires belges.

Jeudi, sur les antennes de Bel RTL et de la RTBf, Didier Reynders a rappelé que l’opération de sauvetage de Fortis avait été décidée «collégialement» par le Gouvernement.

« Nous sommes convaincus que le partenariat à trois - Etat belge, Fortis et BNP Paribas – était et reste la meilleure solution. Nous prenons acte des votes intervenus mercredi à l'assemblée générale, » a déclaré Didier Reynders. Des experts vont se réunir afin d’analyser la nouvelle situation et faire des propositions au Gouvernement.

« Mais notre volonté a toujours été et reste la protection des épargnants et des clients ainsi que la préservation du maximum l'emploi chez Fortis,» a-t-il ajouté.

Didier Reynders a rappelé que le Gouvernement avait décidé de faire un geste pour les actionnaires mais que ceux-ci viennent de le refuser et que donc, « le deal tombe. »

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances a ajouté que, dans le décompte des voix, il apparaît que de nombreux actionnaires ont accepté le nouveau « deal. »

« Si l'actionnaire chinois a voté contre, comme il l'avait annoncé, il a joué un rôle important et a sans doute fait basculer la majorité, » a encore constaté Didier Reynders.

Didier Reynders a, par ailleurs, indiqué jeudi que « l’idée d'utiliser les 125 millions d'actions de Fortis holding actuellement entre les mains de Fortis Banque pour le vote lors de l'assemblée générale de Fortis, était une initiative de Fortis Banque. L'Etat n'a rien demandé. »

Plusieurs quotidiens avaient jeudi matin attribué cette démarche au Gouvernement en général et à Didier Reynders en particulier.

« Je comprends que si cela se passe mal les gens cherchent toujours un bouc émissaire. Tous les
Ministres européens des Finances vivent avec cette pression. Mais je ne ressens pas cela comme un échec individuel. C'était une décision collective du gouvernement,
» a expliqué Didier Reynders.

« Je comprends le choix émotionnel de certains actionnaires, mais cela reste une occasion manquée pour Fortis Holding et les actionnaires. Nous continuons maintenant sans le Holding, ce n'est plus un partenaire. Entre-temps les épargnants et les contribuables restent pour nous la priorité absolue, tout comme pour les interventions dans d'autres banques. Pour l'instant le vote 'non' ne change rien non plus au dossier Fortis, » a ajouté le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances.

Didier Reynders a aussi indiqué que la plupart des actionnaires belges ont voté 'oui'. Selon lui, seuls 5 % d'entre eux ont voté contre.

Finalement, peu de choses changent, mais « il faudra vraisemblablement libérer plus d'argent. C'est devenu plus difficile pour Fortis Holding, maintenant qu'il est seul. Pour la banque il y a différents scénarii: continuer toute seule, avec BNP, ou avec un autre partenaire, » a encore constaté Didier Reynders, insistant sur le fait que l'argent mis par le gouvernement dans les banques est un investissement qui doit apporter à l'Etat une plus-value dans le futur.

 

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