Kaupthing : « Aucun épargnant ne sera laissé en rade, » déclare Didier Reynders
«Aucun épargnant ne sera laissé en rade. Nous tentons de trouver une solution de continuité pour garantir à 100 % les intérêts des épargnants, » a déclaré Didier Reynders à propos des clients de la Banque Kaupthing.
Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances a fait cette déclaration aux parlementaires dans le cadre de l’adoption, mercredi après-midi, par la Commission Finances et Budget de la Chambre du projet de loi par lequel la Belgique pourrait consentir un prêt pouvant aller jusqu'à 160 millions d'euros au Luxembourg pour garantir la reprise de la banque Kaupthing Luxembourg par un groupe d'investisseurs arabes.
L’Etat est prêt à garantir jusqu’à 100.000 euros pour les 20.000 titulaires belges d'un compte chez Kaupthing en cas d'échec de la reprise.
« Cette garantie sera assurée jusqu'au dernier euro,» a insisté Didier Reynders.
Le projet de loi autorise le Ministre des Finances à consentir des prêts à concurrence de 160 millions d'euros au maximum au Grand-Duché, qui compte apporter quelque 300 millions d'euros aux repreneurs sous la forme d'un prêt, en contrepartie d'actifs.
Ce montant se répartit en deux tranches, de respectivement 75 et 85 millions d'euros au maximum.
« Il s’agit d'un dossier exceptionnel et spécifique,» a souligné& Didier Reynders.
Rappelons que la banque Kaupthing Luxembourg SA (KLux), filiale grand-ducale de la banque islandaise éponyme, est placée depuis le 9 octobre dernier sous le régime de la suspension de paiement, ce qui a entraîné un gel des comptes de ses clients. Le groupe d'investissements libyen Libyan Investment Authority qui dirige un consortium de candidats-repreneurs a fait une proposition de reprise, mais dix-sept banques sur les 25 créanciers interbancaires concernés ont rejeté lundi ce plan, à une majorité de 53 %.
Didier Reynders a annoncé lors du débat en Commission qu'il allait écrire aux dirigeants des banques - notamment allemandes et autrichiennes – qui se sont opposées lundi à la reprise de Kaupthing par le groupe libyen de revoir leur position et de « voter oui. »