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Didier Reynders : rigueur et prolongation de la relance au menu budgétaire

Göteborg - photo de famille

Göteborg - photo de famille
photo©Gunnar Seijbold/ Services du gouvernement

loupe

Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des finances, a présenté à ses homologues européens réunis jeudi à Göteborg, sous Présidence suédoise de l’Union européenne, les orientations budgétaires de la Belgique :

«Le budget de l'an prochain comportera des mesures de rigueur, mais il verra aussi la prolongation de la relance,» a déclaré Didier Reynders.

«La Belgique anticipera quelque peu la trajectoire européenne en commençant à redresser ses finances publiques dès l'an prochain mais elle n'abandonnera pas pour autant les mesures de relance. Parmi celles-ci, la TVA réduite dans la construction et l'horeca, la prolongation du chômage économique et l'exonération fiscale des aides aux agriculteurs sont sur la table,» a indiqué Didier Reynders.

«Ces pistes ne seront toutefois discutées  qu'une fois qu'on aura trouvé comment mettre le budget en ligne avec le programme de stabilité qui prévoit un déficit sous la barre des 3% du PIB en 2013 et un budget en l'équilibre en 2015,» a-t-il ajouté.

La Belgique avait déjà fait part de sa stratégie budgétaire aux autres Etats membres.

«J'ai rafraîchi la mémoire de mes collègues: il y a un pacte de stabilité à respecter. Le prolongement de la relance n'aurait en outre que peu de sens dans un petit pays ouvert comme la Belgique. Quand on fait de la relance en Belgique, c'est pour l'étranger,» a expliqué Didier Reynders.

Anders Borg et Didier Reynders

Anders Borg et Didier Reynders
photo©Gunnar Seijbold/ Services du gouvernement

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances a d’autre part indiqué que l’'évolution favorable du cours de l'action de BNP Paribas «permet d'envisager la participation des actionnaires à la plus-value.»

«Le cours actuel, proche des 58 euros correspondant à la valeur d'acquisition des actions par le gouvernement, signifie que nous n'avons pas perdu d'argent. Avec la progression

attendue, on va se rapprocher du cours à partir duquel nous allons faire participer les actionnaires à la plus-value,» a-t-il ajouté.

En vertu d'un mécanisme qui a remplacé le "coupon 42", Fortis Holding bénéficie d'une option qui lui donne droit à encaisser la différence entre un prix d'exercice fixé à 68 euros et le cours de l'action BNP Paribas au moment de l'exercice.

«En raison de la nouvelle configuration du capital de BNP Paribas, ce seuil est désormais retombé à 66 euros. Des discussions sont en cours avec Fortis Holding pour déterminer les modalités d'exercice de l'option,» a encore expliqué Didier Reynders.

«Cette plus-value est indépendante de la part de l'Etat dans le capital de BNP Paribas. L’exercice ne dépendra pas de la vente de la participation de l'Etat et la sortie du capital de BNP Paribas n'est d'ailleurs pas à l'ordre du jour, alors que le gouvernement vient de décider de participer à la dernière souscription de capital de la banque française. Une sortie peut se faire dans plusieurs années si on considère que les dividendes sont satisfaisants,» a conclu Didier Reynders.

 

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