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La Belgique est «prête à prendre sa part» pour aider la Grèce, déclare Didier Reynders

Notre pays est prêt à participer à un soutien financier à la Grèce dans le cadre d’une opération coordonnée des pays de la zone euro au sein de l’Union européenne, a indiqué Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, à l’issue d’une réunion avec ses homologues européens.

Même si la Grèce, dont les finances publiques sont dans un état catastrophique, n’a sollicité aucune aide jusqu’ici, les Etats membres de la zone euro se sont mis d’accord à Bruxelles sur les modalités techniques d'un soutien financier à la Grèce, le cas échéant, tout en reportant à plus tard une décision politique.

Les grands argentiers d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, d’Espagne, de Finlande, de France, de Grèce, d’Irlande, d’Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas, du Portugal, de Slovénie, de Chypre, de Malte et de Slovaquie, les seize Etats participant à la zone euro sur les vingt-sept que compte l’Union, ont retenu la formule des prêts bilatéraux.

«Dans ce contexte, la Belgique est prête à prendre sa part,» a expliqué Didier Reynders avant de rappeler que notre pays a une participation de 3,5% dans le capital de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Et notre Ministre des Finances d’expliquer que le taux d'un prêt bilatéral serait moins élevé que le niveau astronomique - environ 6% - qu'exigent actuellement les marchés financiers sur les bons du Trésor grec, mais il resterait coûteux. Il s'agit de maintenir la pression sur la Grèce pour qu'elle mette ses finances publiques en ordre.

«A terme, nous pourrions même avoir une rémunération" pour ce prêt,» a expliqué Didier Reynders.     «La Belgique aurait préféré une autre méthode de soutien, davantage tournée vers des garanties, car, contrairement aux prêts, les garanties ne se reflètent en effet pas dans le chiffre de la dette publique,» a poursuivi le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances.  

«J’ai d'ailleurs demandé à la Commission de ne pas comptabiliser une éventuelle aide à la Grèce comme un facteur aggravant de la dette publique,» a-t-il ajouté.

Didier Reynders aurait préféré des garanties coordonnées par la Banque Européenne d'Investissement (BEI). Un tel mécanisme doit, selon lui, être couplé à un rôle accru de surveillance économique pour la Commission européenne. Comme le Fonds monétaire international (FMI), celle-ci ayant des possibilités beaucoup plus fortes d'amener les pays à adopter des réformes.

«La Belgique est favorable à cette logique en Europe, mais tous les Etats ne souhaitent pas aller dans cette voie,» a-t-il conclu.

 

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