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Abbé Pierre

Abbé Pierre et Didier Reynders

L’Abbé PIERRE, que Didier REYNDERS a rencontré notamment au Sommet Mondial de Monaco en décembre 2002, a consacré toute sa vie à aider les plus démunis à se loger décemment et à peser sur les politiques publiques pour les amener à répondre au problème du logement, des sans-logis et des pauvres en général.

Fils de soyeux, d’une famille aisée, Henri Grouès, de son vrai nom, l’Abbé PIERRE est né cinquième de huit enfants, le 5 août 1912 à Lyon. Il entra au couvent et fut ordonné prêtre en 1938. Vicaire à la cathédrale de Grenoble en 1938, il fut sous-officier en Alsace avant de s’engager dans la Résistance pendant la seconde guerre mondiale. C’est de cette époque que lui resta son nom de résistance " Abbé PIERRE ".

La vocation de cet apôtre des temps moderne lui est venue à l’âge de quinze ans, lors d’un congrès de jeunes chrétiens à Assise, ou il ressentit ce qu’il décrivit plus tard comme" l’émotion indescriptible " de la révélation.

Se dévouant à secourir les sans-logis, il créa en 1949 la fondation « Emmaüs », un mouvement solidaire et laïc, qui fit de nombreux émules dans d’autres pays, notamment en Belgique, avec les « Petits Riens. » Cette fondation se voue à la construction d’abris provisoires pour les sans-logis. Ces constructions sont réalisées avec l’aide de bénévoles et de salariés et financées par la revente de biens usagés.

Maintenant le mouvement est présent dans 37 pays différents :

  • En Europe: Allemagne, Belgique, Norvège, Espagne…

  • En Asie: Corée, Japon, Inde…

  • En Amérique: États-Unis, Brésil, Bolivie…

  • En Afrique: Rwanda, Cameroun, Guatemala…

Cinquante ans après son "appel à la bonté" du 1er février 1954, l’Abbé PIERRE averti les " gens heureux ", dont l'égoïsme empêche de laisser vivre " les plus faibles ", et leur a demandé dimanche à Paris, " d'exiger des élus du gouvernement " une autre politique.

Il déclara : " Malheur à vous, gens heureux, qui ne voulez point faire le mal aux autres mais qui savez faire comprendre à vos élus que soient servis d'abord vos plaisirs de vivre, avant que soient donnés aux autres – aux faibles – les moyens de vivre. Vous qui possédez des locaux vides et habitables mais qui empêchez aux SDF de s'y réfugier, vous qui possédez des terrains à bâtir mais qui faites que les permis d'y construire des logements sociaux soient refusés, malheur à vous, à nous, car beaucoup des nôtres agissent ainsi"

 
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