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Frère Albert

Albert Frère, auquel Didier Reynders a remis le lundi 25 avril la plaque de Grand Officier de l’Ordre de Léopold, est l’un des plus importants homme d’affaires belge.

« Je suis belge et fier de l’être, » a déclaré Albert Frère lors de la cérémonie qui a eu lieu au Cabinet des Finances. Le capitaine d’industrie a également fait part de sa « grande fierté » et de sa « profonde émotion. » « Je suis de ces générations d’enfants auxquels l’école apprenait encore que l’union fait la force, » a dit Albert Frère après avoir reçu sa nouvelle distinction des mains de Didier Reynders.

La cérémonie a eu lieu en la présence de l’épouse d’Albert Frère, de ses enfants, d’amis comme le Vicomte Etienne Davignon, le Comte Léopold Lippens, Aldo Vastapane, Claude Desseille, et d’un aéropage de personnalités du monde des affaires et de la finance comme le gouverneur de la Banque nationale, Guy Quaden, François Cornélis, François Narmon, Jean-Pierre de Launoit, Jean-Pierre Hansen, etc…

A la tête d’un groupe qui est actionnaire majoritaire ou pour le moins important d’entreprises comme Suez, Total, Bertelsmann, Quick, etc., Albert Frère est le fils d’un modeste marchand de clous de Fontaine-l’Evêque où il est né le 4 février 1926.

Grâce à son sens des affaires inné et redoutable, Albert Frère a construit un empire financier pesant en 2002 plus de 11 milliards d'euros. Président du Groupe Bruxelles Lambert, il est parvenu à internationaliser ses activités en devenant actionnaire de quelques sociétés majeures dans des domaines aussi divers que l'énergie ou les médias. L'homme d'affaires comptabilise des succès retentissants.

Albert Frère a connu une ascension fulgurante dans le monde des affaires. Faisant preuve d'une redoutable efficacité, il s'est imposé très jeune. À trente ans, il prend une participation dans les laminoirs du Ruau et plus tard dans les forges de Thy-Marcinelle-Monceau et Hainaut-Sambre. À la fin des années 70, il contrôle pratiquement tout le bassin sidérurgique de Charleroi et est l'un des premiers à pressentir la crise qui menace le secteur. Il parviendra à céder aux pouvoirs publics ses intérêts dans l'acier. Cette opération lui permet de disposer d'un capital important lui ouvrant les portes de la haute finance.

Les activités d'Albert Frère vont ensuite s'internationaliser et se multiplier. Grâce au Groupe Bruxelles Lambert (GBL), il acquiert des participations dans la BBL, le groupe de médias CLT (Compagnie Luxembourgeoise de Télévision), Pétrofina, Tractebel, ou encore la compagnie d'assurance Royale Belge. Par la suite, il participe au mouvement de consolidation en Europe et favorise la création de groupes importants en rapprochant notamment BBL d'ING, Royale Belge de Axa, Tractebel de Suez et Petrofina de Total.

Albert Frère est présent sur de nombreux fronts. En Wallonie, par exemple, il reprend et relance, en 1986, les Éditions Dupuis (qui éditent, entres autres, les aventures de Spirou) pour en faire un éditeur francophone de BD de premier plan. À l'étranger, on le retrouve présent dans Entremont, société française leader européen dans l'emmenthal, dans FCC l'une des principales entreprises espagnoles de travaux publics et d'environnement et plus récemment dans Taittinger, le célèbre groupe d'hôtellerie et de champagne. Amateur d'art et de grands crus, il est un collectionneur averti et a récemment acquis le prestigieux vignoble de Cheval Blanc.

 
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